Un salarié qui injurie ses supérieurs dans des échanges de SMS professionnels peut-il être licencié ?
M. [K] a été engagé en qualité de « business unit manager », le 4 novembre 2011, par la société MAPE (la société).
A compter du 20 septembre 2016, il s’est vu confier, en sus de ses fonctions, celles de conseiller du président.
Il a été licencié le 17 avril 2018, pour faute lourde.
La lettre de licenciement fait grief à M. [K] d’avoir exprimé à son supérieur par courriel du 24 janvier 2018 son refus de collaborer avec la nouvelle direction, d’avoir réitéré ce refus de collaboration mi-mars 2018 en refusant de saisir ses heures dans le logiciel dédié malgré deux notes internes stipulant une telle obligation et d’avoir tenu des propos de nature à nuire à l’entreprise par courriels du 15 décembre 2017, du 3 février 2018 adressés à des salariés de l’entreprise, d’avoir ainsi exposé ouvertement ses divergences avec la direction de l’entreprise devant des collaborateurs en les incitant à faire preuve d’insubordination, d’avoir adressé des messages SMS à quatre salariés à l’égard desquels la société avait engagé des procédures de licenciement et d’avoir adressé des informations confidentielles à l’un d’eux, d’avoir conseillé à un autre de saisir le conseil de prud’hommes, d’avoir insulté de PDG de la société dans l’un de ces courriels et d’avoir dénigré la société. Il lui est également reproché d’avoir utilisé son adresse mail personnelle pour échanger avec les clients de la société.